These things move in threes

These things move in threes
Mon encre a trop coulé, essayant de retranscrire noir sur blanc
Ces affres dansant sous une lampe aux feux tremblants
Mais l'encre s'essouffle. La plume s'assoiffe. Et le lecteur sur sa faim demeure.
Alors la rime se perd. Le tercet se trouble. Puis le quatrain sur la fin se meure.


Quentin.




C'est par ces vers que je définirais mon état du moment (de manière prosaïque : l'état larvaire...).


Par ailleurs, j'ai l'honneur de vous informer, lecteurs de ce "blog" (s'il en existe encore) que j'ai passé de bonnes vacances je compte me consacrer à la coécriture d'un recueil de poèmes avec le moussaillon Maxime. C'est pourquoi ce blog sera mis provisoirement entre parenthèses...





le temps de faire saigner les feuilles d'encre et de vers




# Posté le mardi 19 août 2008 17:45

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:45

Just like heaven

Just like heaven
Quentin savait lasser ses chaussures et compter deux par deux.
Il savait pourquoi les feuilles tombent des arbres en automne et aimait le gateau au chocolat.
Intrépide dès le plus jeune âge il savait faire du vélo sans roulettes et pouvait nager dans le grand bassin
Un chic type en somme






...





OUILLE !









P.S: My glasses are so trendy, aren't they ?

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 19:13

Time has come again

Time has come again
Les artistes



[...]

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,


L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?


Charles Baudelaire, "Moesta et errabunda", in Les Fleurs du mal.




Ton c½ur peignait des interrogations
Sur la fresque infinie de l'incertitude,
Le mien crayonnait l'amertume d'un prélude
Dans de vieux cahiers usés par la dévotion,

Et l'émotion d'un désir réfuté, tremblait sous mon fusain
Traînant de longues arabesques de regrets
Sur les pages trop blanches de cette histoire écourtée,
Alors, j'effaçais tout espoir de tenir ta main.

L'incertitude martelait ton corps de ses poings,
De ses points d'interrogations courbés,
Prenant l'inquiétante forme de serpes aiguisées
Qui te privaient de ce tendre sourire enfantin.

Demain, tu esquisseras de la pointe de ton plus beau pinceau,
L'amour aux couleurs d'émeraude et de magenta
Pour l'heure, tu restes insensible, et je suis las
De voir les saignées violacées de cet accablant fardeau.



Quentin.



# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:56

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 12:06

Boys don't cry

Boys don't cry
Crever lentement,
Heureusement ou tragiquement,
Laborieusement mais humainement,
Peut- être succomber naturellement,
Et pourquoi pas chrétiennement ?
Ces adverbes nous rendent le sommeil lourd de sens.
Allons crever sans adverbe,
Aux confins de ce réel acerbe
Crever sans adverbe.



Quentin.








(J'entend déjà le "t'es glauque mon p'tit", ce texte est nul de toute façon. En 3 minutes chrono, faut pas s'attendre à de grandes envolées lyriques)


( "Crever sans adverbe" : formule inspirée par Amélie Nothomb dans Hygiène de l'assassin )

# Posté le mardi 17 juin 2008 13:04

Modifié le mercredi 18 juin 2008 05:02

Hats off to the Buskers.

Hats off to the Buskers.
Palpitations dans mes oreilles,
Signe que mon ouï s'éveille
Caressée par l'écume de notes affluentes,

Noyade orchestrée dans les abysses rayonnants
De cet ailleurs chimérique : c'était l'harmonie.
Dense, et voluptueuse, un semblant de paradis ?

Puis le silence. Troublant.
Ces démons ressurgissant de nul part
Pour m'assiéger de part en part,
C'était le silence. Crispant.

En quête du bonheur, parsemé
De mots d'amour, de mots tout court
Je ne récoltais que maux de tête, maux de c½ur,
Jonchant le parterre de mes pensées.



Quentin.




# Posté le vendredi 13 juin 2008 16:37